Découvre Maude Sigouin-Lacoste : notre nouvelle coordonnatrice générale

Ce mois‑ci, on ouvre une série de portraits pour te présenter les visages qui composent notre équipe renouvelée. Des personnes engagées, passionnées, chacune avec son histoire, ses forces et sa façon bien à elle de faire vivre l’esprit de l’Accorderie. Pour inaugurer cette série, on te présente Maude, notre coordonnatrice générale arrivée en poste en décembre dernier. 

Pour situer ton parcours, revenons à tes débuts : depuis combien de temps évolues‑tu dans le milieu communautaire ?
Je travaille dans le milieu communautaire depuis 15 ans. J’ai été rapidement conquise par un environnement axé sur l’humain, où la créativité, la solidarité et la liberté d’action occupent une place centrale. Mon parcours s’est surtout déroulé auprès des aînés et en santé mentale.

Quelle personne ou quel moment t’a donné le déclic pour t’impliquer socialement ?
C’est lors d’un stage en éducation spécialisée dans un CHSLD, où je me disais que les gens seraient tellement plus heureux dans un milieu plus petit, plus chaleureux et plus humain. En cherchant si un tel modèle existait, j’ai découvert la Maison Fleur‑Ange, à Gatineau, une petite maison de 14 résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, liée à la Société Alzheimer de l’Outaouais. J’y ai travaillé trois ans, avec beaucoup d’enthousiasme, et je n’ai plus jamais quitté le milieu communautaire depuis.

Quelle étape ou quel projet de ton parcours te rend particulièrement fière ?
Après plusieurs années comme intervenante et éducatrice spécialisée, j’ai eu envie de me diriger vers la gestion communautaire. J’admirais mes gestionnaires et j’avais mille idées en tête. J’ai entrepris un baccalauréat par cumul (ressources humaines, gérontologie et action communautaire), tout en travaillant à temps plein et maintenant, en élevant une jeune famille. Ça demande beaucoup de persévérance, et je suis très fière de terminer enfin mon bac en avril cette année !

Qu’est‑ce qui t’a donné envie de rejoindre l’Accorderie de Longueuil ?
En découvrant l’offre d’emploi, puis le concept de l’Accorderie, j’ai eu un véritable coup de cœur. C’était exactement le type de milieu humain, innovant et profondément ancré dans la solidarité que je cherchais sans même le savoir.

Après deux congés de maternité rapprochés, j’ai réalisé à quel point l’entraide et le soutien mutuel peuvent transformer le quotidien. J’ai même été un peu déçue de ne pas avoir connu l’Accorderie à ce moment-là, parce que j’aurais eu envie de vivre cette expérience d’échange, de partage et de communauté.

Ce qui m’a vraiment touchée, c’est l’idée que chaque personne, peu importe son parcours, ses moyens ou ses défis, a quelque chose à offrir. Cette vision renverse complètement la dynamique habituelle de l’aide : ici, on valorise les forces, les talents, la réciprocité. On crée un espace où tout le monde peut contribuer et recevoir, sans jugement et sans hiérarchie.

J’ai senti que l’Accorderie répondait à un besoin réel dans nos communautés : celui de retisser des liens, de redonner du pouvoir d’agir, de créer des réseaux d’entraide concrets et vivants. Rejoindre l’Accorderie de Longueuil, pour moi, c’était l’occasion de mettre mon expérience au service d’un projet qui fait une réelle  différence dans la vie des gens et qui reflète profondément mes valeurs.

Selon toi, qu’est‑ce qui rend l’Accorderie unique par rapport à d’autres milieux communautaires ?
L’Accorderie fait le pari que chaque personne a quelque chose à offrir. Cette conviction transforme complètement la dynamique d’entraide observé dans les autres milieux communautaires plus conventionnels.

Quelle valeur de l’Accorderie résonne le plus avec toi ?
La solidarité. Je crois profondément que chaque personne peut apporter une valeur importante à sa communauté si on lui en donne la chance. J’accorde beaucoup d’importance à l’interdépendance plutôt qu’à l’individualisme. En misant sur les forces de chacun et en s’appuyant les uns sur les autres, la communauté s’enrichit réellement.

Quelle direction aimerais‑tu voir l’Accorderie prendre cette année ?
Tout d’abord, je tiens à souligner à quel point j’ai été impressionnée par tout ce qui avait été mis en place à mon arrivée. Les comités qui assurent le fonctionnement de l’Accorderie, les processus d’intégration pour les nouveaux membres, les activités organisées ainsi que la vie démocratique bien vivante de l’Accorderie de Longueuil m’ont profondément inspirée. Je me suis rapidement dit que cette vitalité démocratique devait être au cœur des projets et des alignements à venir.

Avec l’important financement reçu cette année, j’aimerais que l’Accorderie consolide des bases solides qui permettront à chaque membre de s’intégrer facilement, de comprendre le fonctionnement et de se sentir rapidement partie prenante de la communauté. Pour moi, c’est essentiel que les gens aient accès à des outils clairs, à un accueil chaleureux et à un accompagnement qui leur donne envie de s’impliquer et de contribuer.

Je souhaite aussi que l’Accorderie rayonne davantage sur l’ensemble de l’agglomération de Longueuil. Trop de personnes ignorent encore l’existence de ce modèle d’entraide unique, alors qu’il répond à des besoins très concrets : briser l’isolement, valoriser les forces de chacun, créer des réseaux de soutien et renforcer le tissu social.

Cette année, j’aimerais que l’Accorderie devienne une référence incontournable en matière de solidarité citoyenne. Qu’on la reconnaisse comme un lieu où l’on peut offrir, recevoir, apprendre, transmettre et tisser des liens authentiques. En mettant en lumière son apport essentiel dans nos communautés, on contribue non seulement à son développement, mais aussi à celui d’un mouvement plus large : celui d’une société qui croit au pouvoir de l’entraide et de la réciprocité.

Quel talent unique aimerais‑tu partager avec les autres accordeurs et accordeuses ?
Cuisiner est ma méditation. J’adore préparer de bons plats, surtout des repas végés.

Quel savoir‑faire aimerais‑tu apprendre d’un·e autre accordeur·euse ?
J’aimerais beaucoup apprendre à coudre et à tricoter !

À travers son parcours, ses convictions et ses aspirations, Maude incarne une vision de l’Accorderie où chacun trouve sa place, ses forces et sa façon de contribuer. On comprend rapidement qu’elle ne se contente pas d’occuper un poste : elle participe activement à construire une Accorderie où chacun peut s’épanouir.